Entrainement avec les joueurs de fouet de Shuicheng

Avant de partir à Shuicheng, j’avais imaginé y rencontrer de nombreux joueurs de toupie et j’avais donc mis dans mon sac ma « petite toupie » de 4,5 kg. Malheureusement, une fois sur place, j’ai découvert que les toupies de 5 ou 10 kg n’étaient pas au programme des compétitions : les seules catégories autorisées étaient les toupies sur plateau (à la mode de Guizhou), les petites toupies de moins d’un kilo lancée avec une ficelle pour les épreuves d’adresses et, enfin, la toupie géante de 1100 kg.

De plus, je n’avais pas emporté mon bâton d’un mètre cinquante car je savais que nous prenions le TGV pour rentrer et je n’avais aucune envie d’abandonner une fois de plus mon bâton au personnel de China Railways. Du coup, la toupie est restée au fond de mon sac mais j’ai pratiqué le fouet avec tout ceux qui voulaient me montrer et ils étaient nombreux.

Une leçon de fouet devant l’hôtel avec un entraîneur de l’équipe de Zhengzhou

Il y a d’abord eu, l’entraineur de l’équipe de Zhengzhou qui m’a fait une démonstration devant l’hôtel et montré quelques mouvements. Plus tard, j’ai rencontré l’entraineur de l’équipe de Beijing qui voulait absolument me donner une leçon. Ensuite, il y a eu les jeunes de l’ équipe de fouet local qui se sont mis en tête de m’apprendre à jouer correctement du fouet. Ils étaient une demi-douzaine, âgés de douze ou treize ans et pratiquaient sans doute le fouet depuis l’âge de 8 ans. C’est là que j’ai compris que je jouais n’importe comment.

J’étais statique, campé sur mes deux pieds, alors qu’ils virevoltaient, passant d’un appui à l’autre pour suivre les mouvements du fouet. Durant les deux jours qui ont suivi, j’étais perdu. Entre les leçons de mes amis Wang De et Pin, et celles des jeunes joueurs de fouet, j’avais perdu tous mes repères.

J’ai donc commencé à travailler le mouvement du corps et les appuis avec l’aide de ma femme. Et coup de chance, le matin de notre départ, nous sommes retournés dans l’arène pour un dernier entraînement et nous y avons rencontré la femme de Mister Liu qui nous a donné une petite leçon particulière que j’ai capturé en vidéo.

les jeunes de l’école de fouet locale de Shuicheng lors de la cérémonie d’ouverture

Depuis notre retour à Zhanjiang, j’essaie d’oublier mes mauvaises habitudes et je reprends les mouvements de base avec ce que j’ai appris à Shuicheng.